
Voici des interviews de Nobuhiro Watsuki, elles vous permettront de mieux connaître l'auteur et les secrets de la réalisation du manga!!
Interview générale Paru dans le
Guide Book 1
Interview - Mai 1996
Tout d'abord permettez-moi de vous parler de votre état. Vous semblez fatigué. Tout va bien? (Rires)
N.Watsuki: Je ne dors pas énormément, à vrai dire (Rires). Je travaille mon manuscrit jusqu'au matin et des amis passent me voir chez moi sans crier gare. Résultat? Je ne dors qu'une heure par jour.
Quel rythme épuisant! (Rires) Abordons donc sans tarder le vif du sujet si vous le voulez bien. En lisant votre profil, je découvre que vous avez fait vos études secondaires au lycée départemental de Nagaoka. J'ai bien sur tilté sur Mikio Nagaoka dans "Kenshin Le Vagabond". Y a-t-il une raison?
N.W: C'est exact, ce n'est pas une coïncidence. Comme pour Makimachi de Misao Makimachi et Tsubamé Sanjô, Les noms de mes personnages sont empruntés à des lieux de Niigata.
Ah je vois en effet. Et dans le making-of des personnages de l'histoire n°3, j'ai appris que vous pratiquiez le kendo quand vous étiez à l'école...
N.W: Oui, lorsque j'étais au collège, je suis arrivé au niveau de premier kyu (niveau max pour les débutants avant de passer le 1er Dan). Mais je n'en ai pas fait au lycée. A cette période, je voulais absolument dessiner des mangas et je considérais toute autre activité comme une perte de temps. Voila pourquoi je ne me suis aps inscris au club du lycée.
Vous vouliez donc devenir Mangaka depuis votre plus jeune âge?
N.W: En fait j'ai commencé à dessiner sous l'influence de mon frère... Mais pour être concret les mangas qui m'ont les premiers inspiré sont "Doraemon" et "Anpan-Man" de Fujiko Fujio, puis "Touch" de Mitsuri Adachi, Wingman de Masakazu Katsura, "Alien street" et "Cypher" de Minako Narita, Les oeuvres de Takeshi Obata, et Yu yu Hakusho de Yoshihiro Togashi, pour ne citer que les plus marquants. Takeshi Obata est mon auteur préféré, et quant au manga que j'apprécie le plus c'est Black Jack de Tezuka,. J'ai commencé à faire des cases et à gribouiller sur un carnet en tout début de primaire, à dessiner de façon plus sérieuse en 5e, et à élaborer mes premières oeuvres en seconde au lycée.
De quel genre d'oeuvre s'agissait-il exactement?
N.W: J'ai présenté un manga qui s'appelait Podomak pour le concours Hope step, et j'ai eu un prix pour la qualité de mon travail. Dans ce manga qui a été l'occasion de rencontrer mon actuel éditeur, je racontais l'histoire d'une école de robots. Par rapport à mon style actuel, cela n'avait vraiment rien à voir! (Rires). J'étais encore lycéen, et à partir de là j'ai pris un nom de plume et j'ai envoyé mon manga à cet éditeur pour qu'il m'en fasse la critique. Quand il m'a dit que c'était OK, j'ai alors travaillé mon manga pour le présenter au concours. Ce n'était pas mes débuts en tant que Mangaka, Mais ce manga a été publié dans le "prix Hope step, sélection 6"
Alors plutôt qu'un début de carrière, il s'agissait plus d'une oeuvre dilettante?
N.W: Vous savez, quand on est lycéen, on ne peut pas vraiment parler de dilettantisme.
Vous avez été l'assistant de Takeshi Obata pendant combien de temps?
N.W : Pas si longtemps que ça, à vrai dire. Je l'ai assisté pour les mangas " Rampou " et " Chikarabito ". Je me suis un peu mis en retrait pour pouvoir dessiner mes propres mangas, mais bon mon travail avec lui porte essentiellement sur ces deux oeuvres.
Pourriez-vous me résumer quels ont été les procédés qui vous ont amené à dessiner " Kenshin " ? Il y eu tout d'abord " Rurôni Meiji Kenkaku Romantan " (bonus du volume 3 disponible sur le site) n'est-ce pas ?
N.W : Oui mais avant cela j'avais réalisé " Sengoku no mikazuki ", puis j'en ai parlé dans le manga (" dans le secret de la création des personnages " volume 6, page 168), mais à l'origine j'avais prévu de faire une histoire basée sur de l'heroïc fantasy . Seulement, à mesure que je dessinais, je me suis rendu compte qu'il y avait de la " fantasy " partout. Donc, après tout, je me suis dit que j'allais faire quelque chose de plus proche de la tradition japonaise. L'engouement pour ce manga fut tel que je m'en suis moi même surpris. Mon éditeur m'a dit alors : "Vu comme c'est parti, tu devrais continuer sur la lancée historique !". J'ai donc réalisé : "Vagabond".
Pourquoi avoir choisi l'ère Meiji comme théâtre de vos histoires ?
N.W : Au début j'avais opté pour la période du Bakumatsu, et juste avant de commencer " Vagabond ", j'ai lu le roman de Ryôtarô Shiba " Moeyo Ken " et je me suis dit : " je brûle d'envie de faire quelque chose là-dessus ! "(Rires) Mais après avoir lu dans le même temps que " Moeyo Ken ", le " Sugata sanshiro " de Tsuneo Tomita, j'ai finalement décidé de prendre l'ère Meiji (rires). En y réfléchissant bien le Bakumatsu et l'époque chaotique de la mise en place d'un nouveau système au début de l'ère Meiji étaient trop complexes pour que je parvienne à en dessiner tous les tenants et les aboutissants. J'ai donc préférer traiter dans " vagabond " Une période de Meiji plus assagie, soit à partir de l'an 10 de cette ère, je n'ai cependant pas mis l'accent sur les héros de la restauration et n'en ait pas fait les protagonistes de mon histoire, pour la simple raison que j'aurais eu trop de restrictions. J'ai donc choisi de créer librement des personnages fictifs sur une scène historique réelle.
Vous avez choisi la 11ème année de l'ère Meiji, est-ce un choix délibéré ?
N.W: C'est à cause de la guerre Sud-Ouest. Jusqu'alors les 10 premières années de l'ère Meiji étaient encore troublées...
Pour les spécialistes du Bakumatsu et de la restauration, le début de l'ère Meiji ne coïncide pas avec la fin de l'ère Edo, mais avec celle de la guerre entre le Sud et l'Ouest, c'est-à-dire 10 ans après la proclamation de l'ère Meiji. J'ai donc décidé de faire évoluer " Kenshin " juste après cette époque.
Historiquement parlant, la 11ème année de l'ère Meiji est marquée par l'assassinat d'Okubo Toshimichi à Kioizaka. On retrouve cette affaire dans " Kenshin " (volume 7 p 182). En posant la 11ème année de Meiji comme décor historique pour ce manga, vous aviez choisi depuis le début de traiter du cas de Tohimichi ?
N.W : Non je n'y avais pas pensé. Au tout début, je pensais boucler " Kenshin " en 30 chapitres ! (Rires). Je n'avais pas réfléchi un instant à l'évolution de la série, mais au fur et à mesure que l'action et les combats se déroulaient, j'ai pensé qu'il serait intéressant aussi de placer cette affaire historique.
Vous pensiez vraiment terminer la série " Kenshin " en 30 Chapitres ?!
N.W : Vous savez, quand on réalise sa première série, ce n'est pas évident d'assurer. D'où la raison de en faire que 30 chapitres, après tout c'était suffisant non. Mais plutôt en me fixant cette base de 30 chapitres, j'avais l'intention de placer toutes les choses qu'il m'était possible de faire.
Vous étiez déjà fier du contenu de " Kenshin " ?
N.W : Non je n'avais pas tant d'assurance au début ! (Rires).
Je suppose que depuis le début de la série " Kenshin ", vous avez reçu nombre d'échos différents de la part de vos fans, comment avez-vous gérer cela ?
N.W : En fait, j'espérais qu'il n'y aurait de réactions que de la part des fans de mes héroïnes, mais j'étais loin de m'imaginer le nombre de lettres de tout poil que j'ai reçues !
J'ai entendu dire qu'il y avait beaucoup de fans d'histoire qui vous ont fustigé de remarques pointilleuses.
N.W: Il y en avait en effet énormément au début, mais elles se font très rares maintenant. Ils ont peut-être tout simplement abandonné ! (Rires). Mais lorsque j'ai traité de Saitô Hajimé, j'ai reçu une montagne de lettres de réactions.
Peut-on dire que vous êtes un maniaque de l'histoire, ou alors que vous vouez une passion sans bornes au Bakumatsu et à la restauration ?
N.W : Je me suis penché sur ces périodes lorsque j'attaquais " Kenshin ". Mon intérêt et ma connaissance de l'ère Meiji se sont renforcés en même temps que ceux de mes lecteurs. J'étais dans la situation où je vérifiais les faits tout en dessinant, vous imaginez ? (Rires). En fait je m'y connais plus dans le domaine du Shinsen-Gumi.
Cela signifie-t-il que vous vous passionnez pour le Shinsen-Gumi depuis longtemps ?
N.W : Oui, cette passion m'a pris alors que je dessinais " Sengoku no mkazuki ". Puis il s'est passé un an entre la fin des " Vagabond " et le début des " Kenshin ", année pendant laquelle j'ai dévoré des ouvrages sur le Shinsen-Gumi, juste par passion ! (Rires).
Un manga sur le Shinsen-Gumi serait-il dans vos prochaines idées ?
N.W : Oui ça me dirait vraiment d'en dessiner un. Si dans 10 ans je suis toujours Mangaka et qu'on me laisse une petite occasion pour dessiner, alors je le ferai avec plaisir, même si c'est un one shot. Je voudrais encore une fois retrouver cette époque, pas dans le but d'en faire un remake fidèle, mais plutôt de retracer mon histoire sous une nouvelle forme. Ce serait en tout cas un défi intéressant à relever...
Quels sont ceux que vous préférez dans le Shinsen-Gumi ?
N.W : Celui que j'estime le plus, c'est Toshizô Hijikata. Viennent ensuite Souji Okita, Hajimé Saitô, Sanosuké Harada, Kamo Serizawa... En fait je les admire tous ! J'adore aussi Kanryûsai Takéda. J'aimerais également faire apparaître dans " Kenshin ", un jour, le nibantai kumichô (capitaine de la 2ème division) Shinpachi Nagakura.
Vous appréciez également Toshimichi Ôkubo, du côté de la restauration (volume 7, p 186).
N.W : Oui, bien sûr ! Kogoro Katsura lui aussi est intéressant, dans un autre registre. Parmi ceux qui ne sont pas du côté de la restauration, j'apprécie Takeaki Enomoto, j'ai trouvé remarquable son parcours après la bataille d'Hakodaté. Puis il y a aussi Sakakibara Kenkichi, la fine lame du Bakumatsu, qui fut le hitto-shinan (chef instructeur) au kobushô du Bakufu de cette époque et où il reçut son titre de meilleur lame des combattants ralliés au Bakufu. C'était un homme obstiné et tenace, qui conserva son " mage " (style de coiffure porté par les samouraïs, proche d'un chignon) jusqu'à sa mort. Lui aussi, j'aimerais bien le voir dans " Kenshin ". Et puis tout récemment, je me suis intéressé à Ryoma Sakamoto. Mais lui, bien évidemment, impossible de le faire apparaître dans Kenshin.
Avez-vous lu beaucoup de romans historiques lorsque vous avez commencé " Kenshin " ?
N.W : Récemment je n'en lis plus par manque de temps, mais avant de commencer " Kenshin ", j'ai lu pas mal de romans en effet. Mes auteurs préférés sont Ryôtarô Shiba, Shôtarô Ikenami, Renzaburô Shibata.
Et lorsque l'on parle du Shinsen-Gumi, il convient d'évoquer le célèbre Hiroshi Shimozawa...
N.W : Qu'on les prenne comme des romans ou comme de véritables matériaux historiques, on retire toujours quelque chose de ses oeuvres. On y apprend des choses dont on ignorait même l'existence !
Outre les romans historiques, avez-vous également pêché des informations dans les restaurants de Gyû-nabé (" viande de boeuf à la marmite ") ?
N.W : Je suis allé dans des restos de Shishinabé (" viande de sanglier à la marmite ")... Je me suis régalé ! (Rires). Je suis allé aussi au musée d'Edo à Tôkyô avant de commencer " Kenshin ". Au début je n'en espérais pas trop, mais je dois avoué que j'ai été agréablement surpris. On peut y trouer reproduit grandeur nature, un atelier de fabrication de brocarts. Pour ceux que cela intéresse, je vous conseille d'y aller au moins une fois. Vous ne le regretterez pas.
Changeons de sujet si vous le voulez bien. Dans le manga quelques lignes sont dédiées au making-of des personnages. Quelles étaient vos intentions lorsque vous avez commencé à dessiner ces parties ?
N.W : Les raisons en sont simples : Lorsque j'étais enfant, je trouvais plus intéressant d'acheter des manga dans le quel je pouvais trouver ébauches, croquis et autres mots de l'auteur. J'ai voulu moi aussi rendre ce service dans mes propres manga. Mais j'avoue en souffrir maintenant. (Rires)
Ah ah ! Vos manuscrits couleur sont vraiment très beaux, quel matériel utilisez-vous ?
N.W : J'utilisais de l'encre couleur quand j'ai débuté la série. Mais je n'ai plus le temps maintenant. Je me sers principalement de " Copic " (marqueurs a séchage rapide). J'aimerais bien me mettre au Macintosh aussi, et je crois que ça ne va pas tarder...
Ecartons-nous du manga, maintenant. J'aimerais connaître vos passions et vos hobbies. Je crois savoir que vous aimez les jeux vidéo, particulièrement les jeux de combats ?
N.W : Tout à fait! Les jeux de combats m'influencent assez, je comprends que lorsque l'on commence un jeu, il puisse se révéler intéressant de part les divers éléments qu'il contient. Mais je ne joue ni aux jeux de rôles, ni aux jeux de simulation, qui demandent énormément de temps. Non ? Dans le jeu, je reste définitivement " baston ".
Inutile de dire que le jeu " Samouraï Spirits " est votre préféré ? (Rires)
N.W : Eh oui ! Quoi qu'on en dise (rires). Mais récemment, il y a " Tekken 2 " que je trouve pas mal. Malheureusement, je n'ai pas trop le temps de jouer à ces jeux, mais je regarde mes assistants s'affronter. Personnellement, je trouve que la mise en scène et les personnages sont vraiment bien pensés.
" Kenshin " va être adapté sur Playstation, qu'en pensez-vous ?
N.W : C'est cool ! Je suis vraiment satisfait. C'est un jeu en 3D bien sur, mais personnellement, comme j'aime beaucoup le 2D, j'aimerais bien qu'il en sorte une telle version aussi (Rires). Je ne suis pas trop habitué à la 3D encore, mais je vais m'entraîner sérieusement ! (Rires)
Et la télé, vous la regardez souvent ?
N.W : En ce moment, une émission que je trouve intéressante est " Ryôma ni Omakase ! "(Ryôma s'en charge). C'est drôle, parce qu'au début, je ne la trouvais pas géniale... (Rires) sinon je regarde quelques variétés et les informations, mais pas plus. Les séries d'époque ne m'accroche pas assez, je pense. Quand j'étais enfant en revanche. J'aimais souvent regarder ce genre de séries. Je me passionnais pour les séries " Kogarashi monjirô" et " Hissatu shigotonin " ainsi que " Edo wo kiru " et " Sanbiki ga kiru ". Et j'adorais " Edo no kiba " que seuls les maniaques connaissent ! Je suis sur que personne ne sait de quelle série je veux parler, et ça fait tellement longtemps que je ne me souviens même plus du nom des acteurs. Quant à " Moeyo Ken ", il semble qu'il soit passé à la télé il y a longtemps, je meurs d'envie de voir ça, mais on ne le trouve dans aucun magasin de location de vidéo.
Est-ce que la télévision et ses séries historiques ont eu un impact sur vos manga ?
N.W : Oui, on peut parler d'une certaine influence, mais pas concernant les scènes d'action dans " Kenshin ", la majorité des combats sont des duels. A la télé, c'est plutôt du style " un contre tous ". En revanche dans " Sanbiki ga kiru ", peut-être la série la plus ciblée adolescents, les " tate kata " (positions) sont assez remarquables.
Et au niveau de l'animation ?
N.W : Je la regarde, bien sûr. Récemment je suis " Neon Genesis Evangelion ". Je regarde aussi " Kodomo no omocha "produit d'ailleurs par le studio gallop, qui a réalisé " Kenshin ". Pour le démarrage de la série TV, je fus très sollicité, mais maintenant je fais totalement confiance à l'équipe de réalisation et, soit dit en passant, je leur adresse mes plus forts encouragements pour leur travail, Si je venais à apporter des conseils, cela ne servirait pas à améliorer quoi que ce soit. Je sais que toute l'équipe fait un sacré travail, et cela donne de bons résultats. Je suis à 100% avec eux et je souhaite que tous les fans de " Kenshin " aient la même attitude bienveillance envers eux.
Vous intéressez-vous au cinéma ?
N.W : Je regardais beaucoup de films avant, mais je n'ai plus le temps désormais. Je ne regarde pas les films d'époque non plus. J'ai l'impression que tout ça me semble un peu surfait... En fait, je préfère les films hollywoodiens du style " Retour vers le Futur " ou " Piège de Cristal ". Mon film préféré reste " Midnight Run " avec Tobert de Niro. L'histoire en elle-même est simple, mais elle devient de plus en plus trépidante à mesure que le film se déroule. C'était du grand cinéma.
Quels sont vos goûts musicaux ?
N.W : J'aime bien Kinniku Shôjotai " et " Angie " (dont j'ai emprunté le nom Jûkyûzan Anji, du juppon Katana). Sinon j'écoute volontiers des musiques de jeux vidéo. La journée, je laisse la télé allumée, et le soir les assistants amènent de la musique pour travailler.
La série " Kenshin " vous prend énormément de temps. Pouvez-vous malgré tout vous adonner à quelques passions ?
N.W : Je dirais encore et toujours le dessin. J'aime dessiner des choses qui n'ont rien à voir avec le manga (rires). J'aime aussi lire les Comics américains et collectionner les figurines de super héros.
A ce propos, Quels sont vos favoris ?
N.W : Les X-men, sans aucun doute ! En fait j'ai commencé à lire les Comics grâce aux X-men. Récemment c'est Spiderman que je suis avec intérêt. En général j'aime assez les comics de la Marvel.
Revenons à " Kenshin ", et ce sera là ma dernière question, je voudrais savoir quels sont les personnages que vous préférez dans " Kenshin ".
N.W : Parmi les alliés, celui que j'apprécie le plus en ce moment. C'est Misao. Ce personnage a dépassé mes espérances et a littéralement évolué de lui-même. Il s'implique de plus en plus dans l'histoire, et c'est dans ce sens là que je l'apprécie le plus. Dans le camp ennemi, j'aime beaucoup Jiné Udô. Et tout récemment Hôji, du juppon Katana (Le groupe des dix sabres de Shishio) me plaît bien aussi. C'est un personnage qui a de la profondeur et qui enrichit l'histoire à mon sens. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il va prendre de plus en plus d'importance dans l'histoire, mais parmi ceux des dix sabres, Hôji est le seul à vraiment s'inquiéter du sort du Japon. Il y a chez lui un sens patriotique pour la restauration, et on peut le comparer dans l'esprit à Kenshin. En tant que numéro 2 de l'organisation, il me semble que je l'ai bien dépeint dans sa disgrâce, à la manière de Hijikata du Shinsen-Gumi.
Et quant à Jiné ?
N.W : C'est un fou, non ? (Rires). Son côté grave et sombre me plaît beaucoup. En fait, comme je ne trouvais pas très intéressant d'avoir un héros de ce style, j'ai préféré le mettre dans le camp ennemi. A mon sens, Jiné est le personnage le plus abouti.
En effet il ne me reste plus qu'à vous remercier de votre amabilité pour m'avoir accordé cette interview.
N.W : Tout le plaisir était pour moi...